Essai macérât de millepertuis


Aroma / jeudi, juillet 6th, 2017

Tenue non réglementaire (robe, basket plates… bonjour les picotements des différentes hautes herbes) et munie de mon sac en papier et de ma paire de ciseaux, je pars à la recherche de millepertuis. L’idée m’est venue hier, comme ça !

Pourquoi choisir le millepertuis (hypericum perforatum) ?

  • Pour ses multiples propriétés, à savoir : anti-inflammatoire, antalgique, apaisant, régénérant ! En prise interne, on connaît aussi ses vertus sur la dépression légère.
  • Pour la jolie couleur rouge que prend le macérât au fil des semaines de macération.

Où le trouver? Comment le reconnaître ?

  • Le millepertuis officinal (et non celui d’ornement qu’on peut voir dans les jardins) pousse au bord des chemins, dans les friches, les prés secs, les clairières et les coupes forestières de la fin du printemps au milieu de l’été.
  • La tige possède deux côtes facilement visible et palpable.
  • Les fleurs sont jaune dorées avec 5 pétales asymétriques avec au centre plein d’étamines.
  • Les fleurs sont criblées de multitudes de glandes comme des petits trous.

Comment faire le macérât ?

  • Après retour de la cueillette, je prends soin d’extraire les fleurs et boutons floraux. Je les étale sur un papier journal pour 4 heures afin qu’une partie de l’humidité s’en échappe (pour éviter le rancissement du macérât).
  • Je mets les fleurs dans un bocal et complète avec de l’huile végétale de sorte à les recouvrir parfaitement. L’huile d’olive est préconisée mais l’idée de m’enduire d’huile d’olive ne me plaît pas tellement par ailleurs, je veux faire avec ce dont je dispose (et surtout éviter d’utiliser mes huiles alimentaires). Mon choix se porte sur de l’huile de jojoba (bio et première pression à froid) pour sa pénétration facile sur la peau et sa stabilité.
  • Je place le bocal dehors et je le recouvre d’un tissu. C’est parti pour 4 semaines de macération ! A bientôt pour le résultat et la mise en flacon.

Mise en garde : le millepertuis qu’il soit utilisé en interne ou en externe est photosensibilisant !! Donc pas d’utilisation avant exposition au soleil.

Autre point, lorsque l’on manipule les fleurs du millepertuis, on a les doigts tâchés (rouge/violet) mais ça prouve qu’on ne s’est pas trompé de plantes ! Lavez-vous vite les mains 🙂

3 réponses à « Essai macérât de millepertuis »

Envie de réagir ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.