Le soleil brille, les oiseaux chantent et…


Naturopathie, Troubles / dimanche, février 17th, 2019

Le printemps arrive, avec bonheur pour la plupart d’entre nous ! Mais pour d’autres, c’est aussi la recrudescence de leurs symptômes allergiques.

Qu’est-ce que l’allergie ?

C’est une réaction anormale et excessive du système immunitaire face à une substance généralement étrangère à l’organisme.

Les symptômes sont variés : respiratoires (rhinite allergique, crise d’asthme), cutanées (eczéma, urticaire) ou aller jusqu’à des réactions anaphylactiques.

Les allergènes sont de sources diverses : alimentaires, aérien, de contact, médicamenteux, venin…

Etat des lieux

L’allergie est un phénomène en pleine expansion. D’après le Dr Ponvert (pneumo-pédiatre à l’hôpital Necker), 3% de la population était concernée en 1960, 10% en 1980 et 30% en 2010.

Les manifestations ont tendance à évoluer au cours de la vie : chez les bébés, cela se traduit plus généralement par de l’eczéma, chez les enfants (jusqu’à 15 ans) sous forme d’asthme et ensuite par des rhinites après 15 ans.

La première année de vie est relativement déterminante pour créer un profil à tendance allergique : mode de vie urbain (2 fois plus de risque qu’en milieu rural), tabagisme passif in-utéro et post natal, pollution domestique, absence d’allaitement, utilisation de lait de vache ou de lait de soja, exposition forte aux pollens (si l’année est très chaude et sèche), rang de naissance (le risque diminuant avec le rang de naissance),…

Plusieurs études ont établies une relation nette entre l’état du microbiote (notre flore intestinale) aux premiers mois de la vie (0 à 6 mois) et la survenue d’eczéma et d’asthme dans l’enfance.

Le rôle du microbiote et l’importance de la barrière intestinale

La barrière intestinale représente l’équivalent de la surface d’un terrain de tennis, si on la déployait 😉

Cette barrière est sélective, elle laisse passer les nutriments mais retient le passage d’autres substances dans le sang, un peu comme un vigile ! Tout cela se passe parfaitement bien lorsque l’architecte de la barrière intestinale est intègre avec ses jonctions serrées. Mais il arrive que ces jonctions soient moins serrées. Imaginons une image d’intestins passoire ! Les causes sont généralement l’alimentation moderne, l’hygiène excessive, une mauvaise flore dès la naissance (notamment en cas de naissance par césarienne, une mère porteuse de dysbiose intestinale, des antibios)…

En cas l’altération de cette barrière, on parle de perméabilité intestinale. Elle occasionne une inflammation intestinale chronique et entraîne une perturbation au niveau immunologique (allergie, maladie auto-immune…)

Pour restaurer cette barrière intestinale, un programme d’hygiène globale est nécessaire ! On misera beaucoup, entre autre, sur un acide aminé particulier, à savoir la glutamine. Pour en savoir plus, je vous laisse consulter l’excellent article de Laura Azenard à ce sujet : https://lauraazenard.fr/2018/09/25/intestins-poreux-tous-concernes/

Explorons quelques plantes à utiliser dans les phénomènes d’allergies, et notamment les allergies printanières.

Quelques plantes pour accompagner les allergies saisonnières

Astragale : tonique supérieure qui est adaptée aux personnes qui tombent malade facilement. Elle agit dans le temps donc il convient de la prendre 3 à 4 semaines au moins avant l’arrivée des premiers pollens.

Cassis : anti-inflammatoire, dépurative, reminéralisante, … Le cassis est une plante de grande qualité pour soulager les allergies.

Inule : à privilégier en cas d’excès de « colles ». Si vous avez du mucus ou du sébum abondant par exemple.

Ortie : elle inhibe les récepteurs de l’histamine et constitue un excellent anti-inflammatoire.

Plantain : la plante à utiliser en cas de toxines « cristaux ». Si vous êtes plutôt sujet à l’eczéma sec, aux rhumatismes, aux sciatiques…

Reishi : champignon adaptogène immunomodulant, il participe à diminuer les réactions allergiques et les inflammations.

Et du côté de l’assiette ?

Le rôle de l’alimentation dans les allergies saisonnières n’est pas trop clair. Même si l’on sait qu’une alimentation occidentale trop riche en sel, fritures, graisses et sucre favorise les réactions allergiques, on n’a pas découvert de régime alimentaire miracle qui permette de les passer totalement sous silence. Néanmoins, de nombreuses personnes ont pu constater que l’alimentation était d’une grande efficacité pour diminuer les symptômes. Voici les quelques conseils à suivre :

  • Diminuer la consommation de sel
  • Éviter le sucre et les aliments sucrés, à l’exception des fruits
  • Ajouter des condiments comme l’ail et les oignons dans ses plats
  • Consommer quotidiennement des pommes et régulièrement des fruits rouges
  • Essayer l’éviction du gluten et des produits laitiers.

Une dernière piste

Les probiotiques peuvent utilement accompagner un programme anti-allergie. Mais encore faut-il avoir travailler sur la restauration de la barrière intestinale avant ! Sinon, cela ne servira à rien du tout.

L’effet anti-allergène de certaines souches de bactéries intestinales est démontré : pour les adultes avec les bifidobactéries (Bifidobacterium lactis) et les lactobacilles (Lactobacillus paracasei) ; pour les enfants, avec Lactobacillus casei.

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