Burn-out : le comprendre pour l’accepter


Bien-être au travail, Naturopathie, Troubles / mardi, mai 8th, 2018

Cet article fait suite au précédent portant sur la définition du burn-out à retrouver ici.

A la racine du « mal »

A l’origine d’un burn-out, il y a toujours de mauvaises conditions de travail  : surcharge de travail, manque de moyens (humains, temporel…), insécurité (agressivité de clients par exemple), absence de valorisation (salariale, humaine…), perte de sens dans son travail, valeurs personnelles en opposition avec celle de l’entreprise, la dictature de l’urgence, l’absence de communication en interne, le sentiment d’impuissance ou le déni des entreprises, changements non expliqués, l’hyperconnexion…

Mais comment expliquer que dans une même entreprise au contexte difficile, seules quelques personnes sont victimes de burn-out ?

Sans vouloir être alarmiste, ce n’est pas parce qu’un individu n’est pas tombé dans le BO que ça ne lui arrivera jamais 😉 Car ça n’arrive pas qu’aux autres ! Par ailleurs, certains arriveront à sauver leur peau en quittant l’entreprise bien avant de sombrer.

Cependant, il convient d’admettre qu’il existe des profils plus particulièrement « favorables » au BO. Pour résumé, je dirais que ce sont des personnes qui sont consciencieuses, investies dans leur travail, très à l’écoute des autres, mettant le travail en valeur essentielle pour s’accomplir… Bref, des personnes très professionnelles ! Connaissez-vous des « je m’en foutiste » en BO ? 😉  Je vous le dis pour vous déculpabiliser car on vous dira probablement que vous êtes « fragiles »…

Ces personnes tombent en BO lorsque leur mécanisme de résistance au stress est dépassé. Après des mois voire des années de lutte, le système nerveux, hormonal, psychique et immunitaire est érodé, usé…cramé !

Heureusement, toutes les personnes ayant une conscience professionnelle ne tombent pas malade. Le schéma de fonctionnement personnel est un des facteurs de risque : sur-investissement, perfectionnisme, difficulté à poser des limites,… sont autant de conditions aggravantes. La bonne nouvelle c’est que l’on peut tout à fait agir avant que le pire n’arrive 😉

Ainsi, si vous présentez plusieurs signes précurseurs du BO tels que :

  • fatigue intense qui dure depuis longtemps
  • irritabilité
  • ruminations au sujet du travail
  • perte de sens
  • démotivation
  • angoisse
  • heures supplémentaires à rallonge
  • manque de concentration
  • tensions physiques
  • sentiment de déshumanisation, cynisme
  • insomnie
  • isolement
  • perte de créativité
  • week-end et vacances qui ne suffisent plus pour se recharger, au contraire, vous tombez malade à ces périodes là
  • sentiment d’aller au travail à reculons…

AGISSEZ ! Je vous conseille vivement de consulter quelqu’un ou plusieurs professionnels : médecin traitant, psychologue, psychiatre, naturopathe, sophrologue… Le BO étant multi-factoriel, il me semble indispensable d’avoir un suivi médical et complémentaire pour retrouver une hygiène de vie correcte.

Le burn-out est une conséquence d’un stress chronique qui évolue vers l’épuisement physique et psychique. Il prend racine dans le travail et la relation que l’individu entretient avec lui. 

Les étapes

Ayant vécu un deuil et un BO, je trouve que les étapes vers la sortie sont relativement similaire. Le BO est un véritable cataclysme tout comme la perte d’un proche. 

Voici les étapes d’un deuil :

deuil-etapes

Source : pinterest

  • Déni : parfois certains n’acceptent pas l’arrêt de travail malgré tous les signes qu’envoie le corps, par peur d’être mal vu au travail,… Quand on est en arrêt, il y a très souvent un grand sentiment culpabilité dont il est nécessaire de se défaire pour guérir.
  • Colère : une fois passé le déni, on commence à prendre conscience de la situation. Sentiment d’injustice envers son entreprise, de honte : quand l’entourage ne comprend pas par exemple…
  • Tristesse : Le moment où l’on se trouve vraiment au fond du trou, là où il faut vraiment être bien entouré. On se sent à la fois désemparé par la situation : tout nous tombe dessus. Nous devons notamment justifier de notre état à la sécu, à la mutuelle, cela peut être vécu comme une double peine (même si cela est absolument normal). On est accablé d’étapes alors que l’entreprise est relativement tranquille de toute démarche (si ce n’est assurer notre remplacement dans le meilleur des cas, mais le plus souvent c’est une surcharge de travail pour les employés en place). C’est également la période où de nombreuses interrogations sur notre devenir se posent, ce qui génère beaucoup d’angoisses.
  • Acceptation : Le temps et le travail de lâcher-prise permettent d’aboutir à l’acceptation de la situation et des faits. Il n’y a pas de temps prédéfini ! Laissez faire… L’espoir vient, le BO est une occasion de renaître 😉

La prévention en entreprise

La prévention en entreprise est très importante. On parle beaucoup, on agit encore trop peu ! Et pourtant, tout ce mal-être coûte considérablement aux entreprises.

Je mets mon expérience et mes services en gestion du stress à disposition des salariés. Consultez ici mes prestations.

Salariés, à vous aussi d’être attentifs à vous même et d’agir de façon individuelle.

 

La prochaine fois,j’évoquerai synthétiquement ce que la naturopathie peut vous apporter en matière de protocole post-BO. Je rappelle que la naturopathie est une approche globale mais centrée sur l’individu. Il y aura donc autant de protocoles que de victimes du BO… Je reste à votre écoute pour un suivi personnel. Prenez soin de vous 🙂

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